3 août 2010
Nouvelle mouture de la revue
Remarquables pyrolinguistes,
L’été n’a jamais été aussi chaud. Ni aussi beau. Depuis mai, le soleil est au
rendez-vous, il fait la plus grande joie des vacanciers – qui se sont plaints de
son absence les dernières années! – et mon plant de tomates est sur le point de
donner une abondance de fruits juteux et goûteux. Été ravissant. Plaisirs.
Mais aussi inquiétudes. L’été n’a jamais été aussi chaud. Statistiquement
parlant, je veux dire, cette fois-ci. Le réchauffement de la planète se fait
sentir de plus en plus. Depuis avril, nous battons constamment des records : les
niveaux d’eau de notre fleuve, de nos lacs et de nos rivières n’ont jamais été
aussi bas. Été sec. Trop sec. Pluie trop timide.
C’est un été tout rouge. Rouge feu, rouge chaleur, rouge peau brûlée, rouge
tomate. Couleur que les Amérindiens associent aussi traditionnellement à l’été.
Le rouge de la vitalité, de la maturité, de la chaleur, de l’amour, du soleil du
midi. En fait, l’été entier est la saison des Amérindiens (pas juste ce petit bout
de redoux en octobre!) Celle qu’ils se sont attribuée, à eux, peuple à la peau
rouge. Dans leur vision circulaire du monde, il existe quatre grands peuples sur
terre : les Rouges, les Noirs, les Blancs et les Jaunes. Et chacun est associé à un
point cardinal, respectivement au sud, à l’ouest, au nord et à l’est...
Voilà pourquoi ce numéro de Langues de feu insistera-t-il un peu plus sur la
spiritualité et la vision amérindienne, au sein de ce périple des saisons. Et vous
mettra aussi l’eau à la bouche en vous offrant oeuvres d’art, poésies, réflexions
autour des joies et des beautés de la nature, dont l’été nous gave.
Ghislain B.
15 juin 2010
Nouvelle mouture de la revue
Affables pyrolinguistes,
De l’équinoxe au solstice. Telle est la course qui s’effectue au cours du printemps.
Et quelle course! Durant cette période, la terre parcourt à peu près 235 620 000 kilomètres
sur son orbite, à la vitesse de 30 km/seconde; elle tourne 91 fois sur elle-même,
à la vitesse de 1676 km/h environ (au niveau de l’équateur); et ce, en dirigeant peu à peu
son axe incliné de 23° 27' vers le soleil... un penchant peu orthodoxe, mais fort bienvenu,
qui est à l’origine des saisons et de leur beauté! Ouf! Nous pouvons bien être hors d’haleine, parfois!
Blague à part, si nous sentons si peu les effets vertigineux de cette course orbitale,
nous pouvons cependant en reconnaître les conséquences dans nos vies : regain généralisé
de la vie et la nature, débordement de lumière et de verdure dont, cette fois-ci,
nous sentons les réels bienfaits sur nos humeurs. Notre petite portion de planète bleu et blanc redevient verte.
Mais pourquoi alors parler de printemps jaune? Vous comprendrez davantage pourquoi en lisant les pages
de ce nouveau numéro de Langues de feu.
En réalité, il y a toujours un espoir de printemps quelque part : lorsque l’été quitte le nord,
le printemps s’annonce au sud. On pourrait dire, sur le plan symbolique,
que le printemps est bien plus une question d’attitude, ou de regard, qu’une saison éphémère.
Humer le printemps, c’est s’exercer à sentir les lieux où s’exprime la vie, quels que soient le jour ou le mois.
Saisir le jour – carpe diem! – où qu’il se pointe. Goûter les promesses. Écouter les élans.
Observer les bourgeons qui jalonnent les allées de nos déambulations quotidiennes.
Le printemps est une invitation à voir surtout où se pose la lumière, plutôt que les ombres qui souvent la cernent.
Ghislain B.
2 mars 2010
Nouvelle mouture de la revue
Fantastiques pyrolinguistes,
Au seuil d’une décennie, pourquoi ne pas en profiter pour refaire du neuf,
envisager les choses avec de nouveaux espoirs? Pourquoi ne pas en profiter pour faire peau neuve,
se donner un peu plus de panache, emprunter des avenues ignorées et faire place à l’inattendu?
Comme rafraîchir le look d’une revue pour mieux mettre en valeur son contenu, et le déployer.
C’est ce qui remue les pages de Langues de feu dont vous pouvez découvrir ici le nouveau design.
Des rubriques inédites pour explorer de nouveaux horizons, un rappel, en en-tête des rubriques,
des cinq voies explorées par LDF et de celles qui sont mises en valeur dans l’article ou
l’œuvre présentés, de courtes biographies des auteurs ou artistes qui se commettent,
un dossier qui approfondit un thème sous divers angles, une mise en pages aux couleurs inspirantes et
davantage de latitude pour de libres explorations. Vous saisissez encore mieux ici toute la teneur
de ce renouveau que nous avons voulu mettre de l’avant pour vous.
Nous ouvrons le bal avec un dossier au thème étonnant, surtout en cet hiver couleur de bitume : hiver blanc.
Une saison associée à une couleur. Ainsi pour les quatre prochains numéros.
Comme dans une vision du monde amérindienne où le cycle des saisons se superpose aux points cardinaux,
à des éléments de la nature, à différents symboles évocateurs qui rappellent les étapes de la vie de tout humain.
Comme dans une démarche poétique. Comme dans un sursaut de créativité. Vous verrez ce que les artistes et
auteurs en ont fait! Bref, nous vous offrons de belles découvertes qui sauront vous ravir et
nourrir votre réflexion, nous l’espérons. Faites-nous part de vos réactions!
Ghislain B.
23 octobre 2009
Nouveau numéro de la revue
Mystiques pyrolinguistes,
Connaissez-vous les mandalas? Vous aurez l’occasion d’en découvrir quelques-uns
dans ce numéro de Langues de feu et de vous en faire une idée. Chose certaine, ils inspirent
de plus en plus de gens, qui en colorient, en dessinent, en cherchent ici et là et...
parfois les utilisent pour soutenir leurs méditations, comme on le fait dans la tradition
bouddhiste dont ils sont issus principalement. Mais les mandalas, ces cercles sacrés, on le sait,
ont fait partie de toutes les traditions depuis des millénaires... Pensons au cercle de vie des Amérindiens.
Et quand on y regarde de plus près, on les trouve partout dans notre quotidien.
Des formes des fleurs à la forme des astres jusqu’aux cycles quotidiens et saisonniers,
sur un plan symbolique, qui ponctuent notre vie. Bref, les cercles ou les spirales sont une
des formes fondamentales de la vie et du cosmos, le chef indien Black Elk vous le confirmera.
Et ils parsèment nos chemins...
Joignez-vous donc aux cercles! Et admirez-en les manifestations dans votre quotidien.
Ils vous apprendront certainement quelques éléments de sagesse!
Ghislain B.
18 août 2009
Les larmes de saint Laurent
Je n'ai pas été attentif, cette année. Je n'ai pas pu m'attarder aux larmes de saint Laurent...
J'étais peut-être trop occupé à être en vacances. Ou encore, la pluie abondante de cet été
les a submergées et elles ont alors passé inaperçues. Pourtant, ces larmes ne laissent pas grand-monde indifférent!
Je parle bien sûr des Perséides, auxquelles on a attribué ce joli nom poétique parce que cette pluie d'étoiles
filantes annuelles apparaît fidèlement aux alentours du 10 août, fête de ce saint associé au fleuve qui traverse nos terres.
Mais je n'y ai pas été attentif, cette année. Dommage. Je regrette un peu.
Je me souviens en particulier d'une nuit, passée sur un balcon, emmitouflé dans des draps chauds, à admirer le passage de ces fées flamboyantes.
J'étais avec un ami. Des oh! et des ah! ont immanquablement surgi de nos bouches, devant ce spectacle parfois à couper le souffle,
quand nous avions les yeux dirigés au bon endroit, bien entendu. Elles filent à toute allure, ces étoiles filantes!
Mais il ne s'agit pas toujours de passages fulgurants : elles ne laissent qu'une petite trace seulement, parfois.
Mais de temps en temps, de véritables bolides enflamment le ciel. À la surprise générale.
Ce qu'il y a de bien dans cette course folle, c'est qu'elle se déroule en tout silence.
Ces étoiles qui tombent suscitent de grandes émotions, certes, mais de par leur discrète pétarade,
elles font davantage appel à l'intériorité qu'à la faconde. À leur vue, une petite larme naît au bord de l'oeil, en douce.
L'émotion prend ses racines loin en nous, émerveillée de tant de beauté gratuite.
On sait aujourd'hui que MM. Swift et Tuttle ont quelque chose à voir avec cette pluie.
C'est eux qui ont découvert que ces larmes de saint Laurent provenaient de l'entrée dans l'atmosphère des légers débris
d'une comète périodique à laquelle ils ont donné leur nom. Alors que ce soit les larmes de saint Laurent
ou les débris de MM. Swift et Tuttle, peu importe. Ce qui importe, surtout en cette Année mondiale de l'astronomie,
c'est que cette manifestation céleste élève encore l'âme et suscite tout autant la curiosité et le goût de percer les mystères de l'univers.
Voilà ce que je regrette un peu d'avoir manqué, cette année. Mais bon, je ne suis pas en larmes pour autant.
Ghislain B.
31 juillet 2009
Nouveau numéro de la revue
Célestes pyrolinguistes,
En cette Année mondiale de l’astronomie, quoi de mieux que de lever nos yeux
interrogateurs vers le ciel, que de secouer notre tête pleine de questions
irrésolues, que d’ouvrir la bouche d’admiration devant ce mystère incessant
qui plane au-dessus et que de sauter de joie sur ce roc bleu et blanc qui
nous projette à toute vitesse dans l’univers...
En moins de 2 500 ans d’astronomie, nous sommes passés d’un univers fini dont
la Terre était le centre à un univers aux dimensions infinies dont notre planète
n’est qu’une infime parcelle en périphérie d’une galaxie parmi des milliards d’autres.
Du centre de l’attention à l’humilité de la marge. De l’humain qui est la raison
d’être de la Création à l’humain qui peut être perçu comme un accident de parcours
tout récent dans l’immense histoire du cosmos. Il y a de quoi bouleverser nos visions
du monde et de nous-mêmes! Sommes-nous les seuls? La vie est-elle possible ailleurs?
Notre univers est-il le seul? Vivons-nous dans un multivers? Quelle est l’origine de notre univers?
On sait que la théorie du Big bang, longtemps admise, est loin de faire l’unanimité à l’heure actuelle.
On la met en doute. Encore plus de questions irrésolues...
Ce numéro de Langues de feu ne vise pas à répondre à ces questions. Il veut seulement
souligner à sa façon la beauté des découvertes associées à l’astronomie et l’émerveillement
que suscite le mystère de notre présence ici. L’angoisse aussi parfois!
Mais les étoiles nous permettent encore de rêver et d’imaginer plein de possibilités devant tout
ce qui reste à découvrir. Elles nous redisent la rareté et la fragilité de l’existence,
de la vie, de notre planète toute verte. Bref, prenons soin de nous. C’est là véritablement l’essentiel.
Ghislain B.
24 avril 2009
Nouveau numéro de la revue
Mobiles pyrolinguistes,
Notre corps ne se déploie que dans le mouvement. L’activité physique régulière
lui donne de la souplesse et de l’énergie, l’exercice soutenu active la circulation
sanguine et le métabolisme, le rythme augmenté de la respiration l’emplit d’air
pur nécessaire à la regénération des tissus et au fourmillement de la vie.
Un corps sain qui bouge régulièrement offre ainsi une meilleure résistance au stress,
permet un sommeil plus regénérateur, facilite le maintien du poids, éloigne les possibles maladies, etc.
Pour ma part, en ce qui concerne l’activité physique, j’opte souvent pour la marche.
Mais quand je pars faire ma promenade, j’ai non seulement l’impression que je redonne
vigueur à mon corps, mais aussi à mon esprit. La marche apporte de l’air et de la
fraîcheur à mes pensées, elle les remue, tout en les apaisant. Soudain, après 30 ou 45 minutes de marche,
la vie semble plus légère, les soucis se tassent, les idées fusent...
et la route intérieure qui se dessine devant soi semble plus claire, moins embrumée.
Bref, quand nous marchons, le paysage se déroule et prend forme aussi bien à l’extérieur qu’à
l’intérieur de nous. Un mouvement double se produit. Comme l’affirme Julia Cameron,
une écrivaine parmi les plus grandes spécialistes de la créativité, « la marche est une forme de méditation ».
Elle est respiration, espace de réflexion et de spiritualité, lieu de libération et de créativité.
Elle dénoue les nœuds, déjoue les difficultés, déplace les regards et ouvre la voie.
Ce numéro de Langues de feu nous invite donc à nous imprégner du mouvement,
au dehors comme en dedans de soi... Bonne promenade!
Ghislain B.
23 décembre 2008
Nouveau numéro de la revue
Affables pyrolinguistes,
Nous voici dans la période de l’année où les nuits sont les plus longues. Où le temps
peut être à la désespérance. Pourtant, il ne suffit que d’une humble lueur pour éclairer
un visage dans l’obscurité. Pour que la promesse du jour revienne au creux de soi. Pour
que les yeux brillent de nouveau.
Noël est ce passage vers une lueur qui doucement résiste. Vers plus de lumière. Vers
des jours où la lumière reprend sa place, lentement. Désormais, le solstice d’hiver sera
derrière et l’équinoxe du printemps devant.
Comme un ange qui porte la lueur de la bougie au bout de ses bras pour chasser les
ombres, tendons nos doigts pour cueillir ces bouts de lumière qui pointent ça et là. Il
en va de la vie. Soyons des messagers, à notre façon, de cette humble lumière qui fait
reculer l’obscurité. Veillons à l’espoir. Secouons la torpeur. Notre monde en lambeaux
a besoin de la flamme des bougies. De notre confiance en l’éclat des matins lumineux.
Dans ce numéro qui questionne Noël, vous trouverez une entrevue exclusive avec le
« 4e roi mage » qui vous fera découvrir les côtés sombres, mais surtout lumineux de ce
personnage mythique. Enfin, un appel retentit : la Terre nous parle et exige plus de
lumière. Tous nos meilleurs voeux à nos lecteurs et lectrices. Joyeuses fêtes!
Ghislain B.
20 novembre 2008
Nouveau numéro de la revue
Humbles pyrolinguistes,
J’ai toujours aimé la pluie. On dirait qu’elle sait me réconforter, me donner raison de préférer la lecture et le calme...
Elle me renvoie à mon intériorité, à mon goût de créer. Petit, je passais ces journées de pluie à bricoler,
à inventer des machines plus étranges les unes que les autres confectionnées à partir de boîtes de carton,
à écrire des histoires, à rêver.
Cet été, nous avons entendu beaucoup de récriminations à propos du temps maussade qui s’est abattu sur nous.
Il est vrai que l’été a été particulièrement humide et gris. Difficile alors de recharger nos batteries
d’énergie calorifique et de lumière bienfaisante. Cependant, la terre, me suis-je dit,
a peut-être besoin de repos devant le stress que nous lui faisons subir,
devant les changements climatiques dont on ne doute plus qu’ils soient occasionnés par l’homme et sa vision de preneur invétéré.
Elle s’est donné un temps pour refaire ses forces, pour se regénérer, un temps de jachère.
Elle en aura peut-être besoin plus souvent...
Enfin, ce ne sont ici qu’élucubrations, peut-être. Toujours est-il que la pluie abondante
de la dernière saison nous a permis de réfléchir, en tant qu’équipe de rédaction,
d’abord aux bienfaits de la pluie et aux plaisirs qu’elle suscite
(nous voulions, dans ce numéro de Langues de feu contrer quelque peu les propos négatifs que nous avons souvent envers la pluie),
ensuite à la lenteur qu’elle induit, et enfin à ce terrain propice à la créativité
que ces facteurs réunis engendrent.
Pluie + lenteur + plaisir = plus de créativité dans nos vies.
Une formule efficace, croyons-nous, et que Christopher Richards ne serait pas loin d’avaliser aussi...
Enfin, c’est ce que nous voulons penser. Alors, vive la pluie d’automne!
Ghislain B.
3 novembre 2008
Lente pluie
La pluie n'est pas une malédiction.
La pluie me berce. Elle est un baume de fraîcheur. Elle invite à rentrer chez soi,
à se disposer au recueillement, à ralentir le rythme. Quand les nuages gris couvrent le ciel,
ils viennent apaiser en douce mes fureurs, mes plaies vives, mes ardeurs souvent galvanisée de soleil tapageur.
Ils annoncent un répis, marquent une pause, suggèrent une méditation tranquille...
À suivre... dans le prochain Langues de feu qui sortira très bientôt.
Ghislain B.
20 juillet 2008
Le droit à l'erreur
The freedom to fail is the essence of creativity (just
as the prevention to failure is the essence of conservatism).
The creative act must be uninhibited and marked by supreme
confidence. There can be no fear of failure. Nothing
inhibits so fiercely, or shrinks a vision so drastically, or
pulls a dream to earth so swiftly as fear of failure.
Albert. J. Sullivan
17 juillet 2008
Nouveau numéro de la revue
Cosmiques pyrolinguistes,
Depuis que je suis tout petit, j’ai les yeux levés vers le
ciel. Je m’intéresse aux étoiles, aux astres, aux galaxies,
à cet espace infini... Je ne sais pourquoi, la vue du
firmament, comme un aimant puissant, attire tout mon être
vers ses mystères, suscite en moi des questions
essentielles, attise une quête de sens profonde et
continuelle. Tel est l’univers pour moi. Il est chargé
d’émotions et de splendeurs, et j’éprouve révérence à son
endroit. D’ailleurs, une de mes amies m’avait baptisé, un
jour : « Fils de l’univers ». Ce vocable poétique me collait
bien à la peau et j’ai adopté ce nom « mystique » depuis, si
je puis dire.
Aussi, quand j’ai entendu parlé d’une réserve de ciel
étoilé, au Québec, et de son objectif de protéger la nuit et
l’obscurité essentielle à l’observation, de combattre la
pollution lumineuse qui peu à peu éteint le ciel, mon être a
frémi. J’étais interpellé à la fois par la nécessité
scientifique de cette initiative de l’observatoire du mont
Mégantic et qui plus est par la préservation de cet espace
de mystère qu’est la nuit, porteuse de poésie et de beauté.
J’ai soumis l’idée à mon collègue artiste et nous avons
laissé libre cours à nos imaginations et à notre créativité.
Vous serez à même d’en découvrir les fruits dans les pages
de ce nouveau numéro de Langues de feu.
Mais protéger les étoiles, est-ce seulement éliminer la
pollution lumineuse? Notre exploration nous a amenés tout
autre part, aussi. Des étoiles parsèment nos espaces
quotidiens. Seulement, il s’avère parfois nécessaire de
nettoyer nos lunettes d’approche pour les saisir. Justement,
à propos d’observation, que vos yeux se lèvent vers ce
Jupiter brillant qui pare le ciel ces temps-ci, au sud.
Enfin, d’ici aux Perséïdes, et jusque bien au-delà, je vous
souhaite un été tout étoilé à chacun d’entre vous!
G. Bédard
24 mai 2008
Pensée inspirée
Il faut habiter poétiquement la terre.
Hölderlin
15 avril 2008
Nouveau numéro de la revue
Magnifiques pyrolinguistes,
Devant nous s'ouvrent un nouveau millénaire et son horizon de défis pour l’humanité,
la société et l’équilibre de la nature et de la planète. Ce lot de crises qui nous
assaillent ne sont pas uniquement d’ordre social ou économique, mais, comme l’affirment
plusieurs théologiens ou penseurs, de nature spirituelle. Notre compréhension du monde
est tributaire de notre propre vision de la place que nous occupons dans ce monde, voire
même de notre spiritualité. Une spiritualité qui oppose la nature et l’homme justifiera
l’exploitation des ressources de la Terre par l’homme. Une spiritualité qui identifie
l’homme à la nature pourra, au contraire, donner vie à un rapport sacré et harmonieux
entre tous les vivants.
En ces temps de changements, nous sommes ainsi appelés à modifier nos « paradigmes »,
nos cadres de référence si l’on puit dire. C’est dans cet esprit que ce situe le texte de
M. Richard Bergeron, intellectuel renommé, professeur émérite de théologie de l’Université
de Montréal, aujourd’hui retraité. Il a déjà publié, parmi d’autres livres connus,
le livre Renaître à la spiritualité (Fides, 2002), qui constitue en fait un prolongement
du texte présenté ici, paru dans la revue Religiologiques en 1999. Ce texte, qui
pourra sembler ardu à l’approche, est en fait très éclairant pour comprendre notre temps
et envisager l’avenir avec sérénité. Il allie raison, c’est-à-dire pensée réflexive et
critique, et sagesse, c’est-à-dire art de vivre. On nous disait quoi penser autrefois...
Aujourd’hui, il est temps de réfléchir, en êtres libres, à la spiritualité qui définira le
mieux notre propre compréhension de nous-mêmes...
Aussi, en guise d’illustration libre des propos porteurs de sens de l’auteur,
le photographe Édouard Mosseau nous propose en parallèle avec le texte son propre cheminement
en photos et en images vers une spiritualité ouverte et créative qui inspire sa démarche,
un parcours original mettant en scène ses propres jeux de lumière intérieurs...
G. Bédard
9 avril 2008
Patience
Patience, chers pyrolinguistes, patience! Le prochain numéro
de la revue (vol. 7 no 2) paraîtra sous peu, dans quelques
jours au plus tard. Il aura pour titre : Une spiritualité
pour le 3e millénaire. Donc, gardez espoir. L'attente
suscite le désir... Surveillez-en bientôt l'annonce dans vos
courriels, si vous êtes abonnés. Sinon, visitez le site
régulièrement. Au plaisir.
G. Bédard
28 mars 2008
Éteignez vos lumières
Le samedi 29 mars de 20 h à 21 h, faites partie du mouvement
mondial de L'heure de la terre (Earth Hour) : éteignez
les lumières et tous les appareils électriques qu'il est
possible d'éteindre. L'année passée, la ville de Sydney a
réussi ce tour de force. Cette année, c'est le monde entier
qui est convié et qui manifestera ainsi pour dire aux
pouvoirs en place que nous voulons qu'ils prennent au
sérieux les changements climatiques et que des mesures
concrètes doivent être prises sans attendre. Plusieurs
entreprises ou institutions d'ici dont Molson, SITQ et l'UQAM
emboîteront le pas. Cette semaine, la ville de Montréal a
annoncé qu'elle serait du mouvement. Ottawa et Toronto
seront aussi de la partie. Alors, de concert, éteignons les
lumières. Faisons la différence, ensemble. Manifestons notre
solidarité.
Pour en savoir plus, consultez le site d'Earth Hour (www.earthhour.org)
et aussi celui de Kairos (www.kairoscanada.org)
qui a pris le leadership de la campagne au pays. N'oubliez
pas : le samedi 29 mars de 20 h à 21 h, éteignez!
Ghislain B.
15 mars 2008
Un philosophe spiritualiste inspirant
Ces temps-ci, j'ai la chance de suivre un cours avec Jean
Proulx, un mentor pour moi, si je puis dire, un auteur,
philosophe et poète, qui m'inspire beaucoup et qui nourrit
ma pensée depuis plusieurs années. Ce cours, qui me procure
une véritable jouissance intellectuelle, et rejoint
profondément mon être et ma quête spirituelle, s'intitule Le
Dieu cosmique. De la vision de Dieu d'Einstein, en passant
par le Dieu de Spinoza et de Kant, ou encore de Schelling et
de Teilhard de Chardin avec qui je sens de réelles affinités
de pensée; de la vision du hasard absolu, sans Dieu, de
Darwin et des Néo-Darwiniens jusqu'au Dieu cosmique des
physiciens modernes du XXe siècle, proche des intuitions
mystiques des grandes religions, nous refaisons le parcours
éclairant des visions de l'homme, du cosmos et de Dieu qui
ont eu cours à travers les derniers siècles... Essentiel
pour qui veut mieux comprendre notre monde et ses
présupposés. Un éclairage judicieux pour qui veut être à
même de saisir la portée de la révolution engendrée par les
découvertes de la physique quantique, qui ont bouleversé le
dernier siècle et continue de remuer le nôtre... Palpitant!
Pour satisfaire votre curiosité et en savoir un peu plus sur
les écrits de Jean Proulx, je vous invite à prendre
connaissance de ses carnets à l'adresse suivante :
http://www.septentrion.qc.ca/jeanproulx/
Je profite aussi de l'occasion pour vous annoncer la sortie,
à la fin du mois de mars, du prochain livre de Jean Proulx,
écrit en collaboration avec Jacques Languirand, qui
s'intitulera justement Le Dieu cosmique À la recherche du
Dieu d'Einstein et sera publié aux Éditions Le jour. Ce
livre sera une occasion pour tout un chacun de retracer la
magnifique quête de sens de l'humanité et de cerner sa
vision d'elle-même et de Dieu qui a prévalu au cours des
derniers siècles. J'ai tellement hâte de lire ce livre et
d'approfondir les sujets abordés dans le cours! Un véritable
plaisir.
Pour en voir un aperçu :
http://www.edjour.com/
Ghislain B.
28 février 2008
Un autre blogue à découvrir
Lucie Brousseau, une collaboratrice fidèle de Langues de
feu qui, de ses photos magnifiques, alimente et élargit
si joliment le contenu de notre revue, vient de lancer son
propre blogue personnel. On y trouve bien sûr ses
réflexions, mais aussi plusieurs billets sur des sujets
aussi variés que protection de l’environnement, littérature
jeunesse, pensées d’auteur de partout, musique,
photographie, etc. À visiter tout simplement pour vous
laisser inspirer...
En voici l'adresse :
luciebrousseau.wordpress.com
Ghislain B.
31 janvier 2008
Un nouveau blogue perso
L’ère est à l’expression personnelle et aux identités
virtuelles. Les nombreux blogues qui apparaissent sur le Web sont une
toute nouvelle façon pour chacun, et accessible à tous, de
présenter ce qu'il a à offrir à la communauté universelle,
de trouver un lieu d’expression de ses champs d'intérêt et
de ses passions et,
surtout, de créer des liens avec les gens qui peuvent s’y
intéresser en parallèle. Toute une toile se tisse et resserre ainsi
les liens entre l'humanité, d’une certaine façon. Alors voilà, je n’échappe
pas à cette mode, qui a, je l’avoue, ses attraits et ses
plaisirs. Mais plus qu’une adhésion à une mode, il s’agit
pour moi d’une façon de faire valoir mes compétences et
d’offrir mes services dans le cadre de mon travail autonome
et du processus artistique dans lequel je m’insère.
Trève de bavardage, je vous invite
subito presto à visiter mon tout nouveau blogue
personnel à l’adresse suivante :
ghislainbedard.wordpress.com.
J’y ajouterai régulièrement
des billets présentant des réflexions personnelles et
touchant les sujets suivants : poésie, mandalas, reliure et
lecture, puisque c’est ce que je sais faire… Cela dit, je
n’abandonne pas pour autant le « presque blogue » du site de
Langues de feu. Au contraire. Il sera toujours le
lieu de l’expression de la convergence entre des sujets qui
animent et rejoignent ses concepteurs : écologie, science,
philosophie, art et spiritualité. Un lieu de recherche, de
quête et de questionnement pour les écologistes, les
scientifiques, les philosophes, les artistes et les
mystiques que nous sommes tous à notre façon. Et
d’expression de la beauté et de la vie dans ce qu’elle a de
meilleur!
Enfin, précipitez-vous aussi sur le blogue d'Édouard Mosseau :
dabharts40.canalblog.com. De superbes photos vous y attendent.
Ghislain B.
21 décembre 2007
Nouveau numéro de la revue
Éclectiques lecteurs et lectrices,
Devant nous s’ouvre une mosaïque. Un chapelet de possibilités, de choix et d’avenues.
Chaque jour nous offre maintes occasions, présente une multiplicité de visages,
déploie une gamme de nuances et de couleurs, à l’extérieur de nous comme
dans l’intimité de notre être. Sur nos pas aussi se manifestent le pluralisme des idées,
la diversité des pensées, la quantité de décisions guidées pas les goûts et les besoins.
La nature aussi s’apparente à la mosaïque. Elle est source d’une biodiversité
féconde et luxuriante. Nous nous sustentons d’aliments aux couleurs et aux goûts
du monde: hummus, spaghetti et bananes. Bref, dans tous les aspects de notre vie,
nous sommes confrontés quotidiennement à la différence, au pluralisme et à l’éclectisme.
Et à autant d’accommodements.
Ce numéro d’automne de Langues de feu, inspiré tant par les multiples couleurs
des feuilles des arbres que par l’éventail des reflets bleutés de la blanche neige,
veut simplement reconnaître cette richesse. De par la diversité des propos
qu’il rassemble d’une part – en sautant du coq à l’âne – et de par la mise en présence,
d’autre part, d’idées provenant de différentes voix – islam et bouddhisme, science et art –
mais somme toute convergentes. Voilà l’exploration, bien subjective tout compte fait,
que nous avons fait consciemment... voire inconsciemment!
L’univers a voulu que nous découvrions par hasard et avec bonheur le travail
d’une artiste-peintre exemplaire. Celle-ci a accepté avec joie de nous soumettre
pour la couverture du numéro, et nous l’en remercions, une de ses œuvres évoquant
avec force la magnificence de la diversité. Une vraie mosaïque dont la multiplicité
des symboles apportent son lot de significations et dont l’originalité de
chaque petit tableau, dans le rassemblement, fait la beauté du plus grand.
Alors, que la mosaïque soit, dans toute sa splendeur! Bonne lecture!
Et à tous et toutes, un Noël éclatant de lumière!
Ghislain B.
23 novembre 2007
Journée sans achat
Aujourd’hui, c’est la Journée sans achat. Nous vivons un
moment critique. La crise environnementale commence à pénétrer l’opinion
publique et la conscience sociale. Notre future pèse dans la balance et chacun,
chacune peut faire une différence.
Autour du monde, des gens s’organisent. À l’occasion de
cette journée spéciale, plusieurs événements ont lieu dans quantité de villes.
Aujourd’hui, déclarez un moratoire sur la consommation. N’achetez pas.
Ne dépensez pas. À un mois de Noël, manifestez votre résistance à la vague
de consommation qui se prépare… Participez en ne participant pas.
Pour en savoir plus :
www.adbusters.org
15 octobre 2007
Prix Nobel de la paix
Le prix Nobel de la paix 2007 a été attribué, vendredi dernier,
à l'ancien vice-président Al Gore et au Groupe d'experts intergouvernemental
sur l'évolution du climat (GIEC) pour leur engagement dans la lutte contre
le réchauffement climatique et pour l'environnement. Ils ont été
récompensés « pour leurs efforts en vue de bâtir et de transmettre une plus grande
connaissance au sujet du réchauffement climatique dû à l'activité humaine
et de jeter les bases pour les mesures nécessaires en vue de contrer ce changement ».
L'équipe de Langues de feu se réjouit de la remise de ce prix Nobel à M. Al Gore,
un grand prophète des temps modernes. Celui-ci a notamment réalisé le film
Une vérité qui dérange, un documentaire sur les effets désastreux des changements climatiques.
Le film a reçu l'Oscar du meilleur documentaire en 2007. Voilà un film qu'il ne faut pas rater
si vous n'avez pas eu la chance encore de le voir.
Ce film, un véritable plaidoyer pour l'environnement, est aussi plein d'espoir;
loin d'être défaitiste, il nous redonne le pouvoir de changer les choses. Un peu à l'image du travail
exemplaire qu'effectue M. Gore dans le monde entier pour éveiller l'humanité à la beauté
et à la fragilité de notre la planète.
Un prix Nobel significatif pour notre temps.
Ghislain B.
18 septembre 2007
Nouveau numéro de la revue
Sublimes lectrices et lecteurs,
Le corps ressent : il est la sensation de notre quête,
la raideur de nos douleurs, la tendresse de nos jours,
la douceur de nos nuits. Le corps chante : il est la voix de nos bonheurs,
la mélopée de nos tristesses, le cri de nos révoltes, l’air de nos espoirs
et le chœur de nos mots d’amour.
Le corps vibre : il est le diapason de nos humeurs, la corde de nos émotions,
la harpe de nos aspirations, l’harmonie de nos complexités.
Le corps écoute : il est la réponse de nos agirs, l’éponge de nos noirceurs,
l’écho de nos violences, l’oreille de nos douceurs.
Le corps danse. Il est l’expression de nos joies, la création de nos ailleurs,
la folie de nos excès, la force de nos convictions, la beauté de nos rêves...
Voilà notre corps. Son éloquence. Sa grandeur. Sa misère aussi.
Dansons, dansons. Il est une grâce. Il est notre danse...
Voilà le parcours corporel, sensible et sensuel
que propose le présent numéro de Langues de feu. Bonne lecture!
Ghislain B.